Une dent dévitalisée est-elle un organe mort ?
On lit les propos les plus alarmistes sur les dents dévitalisées. La dent dévitalisée serait un organe mort, "une épine infectée et empoisonnée plantée dans le corps".
Soyons sérieux, le corps sait parfaitement éliminer un organe mort. Une esquille osseuse par exemple, un petit fragment d'os fracturé au moment d'une intervention et que le chirurgien a malencontreusement oublié, va être éliminée spontanément par le corps. De même, un fragment de dent ou encore une épine enfoncée dans la chair ressortiront tôt ou tard, naturellement expulsés par le corps.
Or, ce n'est pas le cas pour une dent dévitalisée qui continue de tenir, solidement plantée dans la mâchoire. Pourquoi donc ?
Soyons sérieux, le corps sait parfaitement éliminer un organe mort. Une esquille osseuse par exemple, un petit fragment d'os fracturé au moment d'une intervention et que le chirurgien a malencontreusement oublié, va être éliminée spontanément par le corps. De même, un fragment de dent ou encore une épine enfoncée dans la chair ressortiront tôt ou tard, naturellement expulsés par le corps.
Or, ce n'est pas le cas pour une dent dévitalisée qui continue de tenir, solidement plantée dans la mâchoire. Pourquoi donc ?
À l'inverse, des dents, tout ce qu'il y a de plus vivantes, sont, elles, littéralement expulsées de la mâchoire par le phénomène de déchaussement. Le rejet en est si total qu'il arrive fréquemment que la dent tombe d'elle-même et que la gencive se referme sous elle sans la moindre goutte de sang.
Pourquoi un organe soit disant mort n'est-il pas expulsé ?
Dire qu'une dent dévitalisée est un corps mort est une demi-vérité, une caricature dont se servent les promoteurs des extractions pour justifier leur pratiques systématiques. La réalité biologique est toute autre. Une partie seulement de la dent a été "tuée": la partie centrale qu'on nomme nerf ou pulpe ou encore paquet vasculo-nerveux. Ce noyau central est sectionné et extirpé de la cavité centrale de la dent qui l'abrite au moment de la dévitalisation. Mais si la dent reste solidement ancrée dans l'os de la mâchoire, c'est parce que la partie nommée ligament alvéolo-dentaire, reste, elle, bien vivante. Le ligament est une sorte de coussin fibro-élastique qui relie la dent à l'os. Le ligament est comme une gaine richement innervée qui entoure les racines. Cette innervation périphérique n'est pas éliminée par la dévitalisation. Il est en revanche fréquent que le ligament soit irrité par les instruments qui servent à dévitaliser la dent. Cette irritation se traduit par ces fortes douleurs pulsatiles dont certaines personnes se plaignent après l'intervention. C'est aussi cette innervation périphérique, par opposition à l'innervation centrale qu'est le nerf, qui est responsable de certaines douleurs au chaud, au froid ou même au sucré ou à l'acide ressenties par certaines personnes sur leurs dents dévitalisées, souvent au grand étonnement du dentiste.
Dire qu'une dent dévitalisée est un corps mort est une demi-vérité, une caricature dont se servent les promoteurs des extractions pour justifier leur pratiques systématiques. La réalité biologique est toute autre. Une partie seulement de la dent a été "tuée": la partie centrale qu'on nomme nerf ou pulpe ou encore paquet vasculo-nerveux. Ce noyau central est sectionné et extirpé de la cavité centrale de la dent qui l'abrite au moment de la dévitalisation. Mais si la dent reste solidement ancrée dans l'os de la mâchoire, c'est parce que la partie nommée ligament alvéolo-dentaire, reste, elle, bien vivante. Le ligament est une sorte de coussin fibro-élastique qui relie la dent à l'os. Le ligament est comme une gaine richement innervée qui entoure les racines. Cette innervation périphérique n'est pas éliminée par la dévitalisation. Il est en revanche fréquent que le ligament soit irrité par les instruments qui servent à dévitaliser la dent. Cette irritation se traduit par ces fortes douleurs pulsatiles dont certaines personnes se plaignent après l'intervention. C'est aussi cette innervation périphérique, par opposition à l'innervation centrale qu'est le nerf, qui est responsable de certaines douleurs au chaud, au froid ou même au sucré ou à l'acide ressenties par certaines personnes sur leurs dents dévitalisées, souvent au grand étonnement du dentiste.
Un organe partiellement vivant
La dent dévitalisée est donc un organe partiellement mort, si on considère le verre à moitié vide, ou partiellement vivant si on se place du point de vue du verre à moitié plein. C'est à la vitalité du ligament que la dent doit de pouvoir continuer de rester en place sur l'arcade. À l'inverse, si le ligament dégénère, comme c'est le cas quand la dent se déchausse, la dent est expulsée irrémédiablement comme le corps étranger qu'elle devient alors.
Un organe utile
Sa vitalité partielle grâce au ligament, fait de la dent un organe qui continue de rendre de précieux services. D'abord, vous pouvez continuer de mastiquer avec, même si elle est fragilisée et qu'il faut souvent la protéger par une couronne. La dent continue de jouer son rôle de calage des machoires, si essentiel à une posture équilibrée. Ensuite, l'innervation périphérique, toujours présente, continue de faire de la dent un capteur d'information. À chaque fois que vos dents entrent en contact, les capteurs nerveux du ligament envoient des informations au cerveau qui ajuste en retour la posture dans la verticalité. Même dévitalisée, la dent continue de jouer son rôle de capteur sensoriel et à ce titre est précieuse. Des études ont montré que l'édentation accélère le vieillissement, entraîne une perte de la capacité à se repérer dans l'espace, accélère la perte de mémoire et des capacités cognitives. Les personnes édentées deviennent plus rapidement impotentes et dépendantes que celles qui ont conservé leur capital dentaire et la capacité de mastiquer.
Un organe irremplaçable
Alors, oui, bien évidemment, des dents saines, c'est mieux. Mais des dents dévitalisées, c'est mieux que rien. Et surtout, ne comptez pas sur les implants pour remplacer vos précieux organes disparus. L'implant est un corps étranger que l'organisme tolère grâce à cette propriété qu'ont les cellules osseuses d'adhérer à la surface du matériau et qu'on nomme ostéo-intégration. Mais l'implant ne joue en aucun cas le rôle de capteur car il ne possède pas de ligament.
En outre, le titane n'est pas le matériau idéalement toléré qu'on veut nous faire croire.
En outre, le titane n'est pas le matériau idéalement toléré qu'on veut nous faire croire.
À ce sujet, je renvoie les lecteurs intéressés à cet ARTICLE SUR LE TITANE, écrit par un des rares auteurs à oser aborder ce sujet tabou.
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01 Août 2008 à 17:00 dans
- Général


