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Dent dévitalisée et dentisterie énergétique

Dents dévitalisées et dentisterie holistique

dentisterie énergétique et dents dévitalisées

 
Les informations les plus alarmantes, pour ne pas dire les plus alarmistes circulent sur internet au sujet des dents dévitalisées.

Les dents dévitalisées seraient hautement toxiques, des organes morts qui empoisonneraient l'organisme à petit feu. Certains prônent à ce titre, et sans hésitation, l'extraction systématique de toute dent dévitalisée afin d'éradiquer les foyers infectieux latents et les épines irritatives que représentent ces organes délétères. Ceux qui prônent l'extraction systématique n'hésitent pas à le faire au nom de la dentisterie holistique.  

Dentisterie holistique, le terme est à la mode. Pour autant, peut-on tout justifier en l'estampillant du terme "holistique" ? Un acte comme l'extraction des dents dévitalisées peut-il s'inscrire dans une démarche holistique, alors même que son caractère systématique est à l'opposé d'une démarche globale, donc personnalisée ? Peut-on appliquer le même traitement, l'extraction systématique, à un enfant en croissance qui a besoin de ses dents pour le développement de ses mâchoires, à un adolescent, un adulte ou une personne âgée ? Le bien portant doit-il être traité comme la personne au système immunitaire déficient ou fragilisé ?

Le sujet mérite réflexion.

Ces pages ont été conçues dans le but d'avertir les patients des dangers de ces pratiques systématiques et mutilantes qui peuvent avoir des conséquences dramatiques, tant chez l'adulte que chez l'enfant chez qui l'extraction prématurée des dents de lait perturbe irrémédiablement la croissance des mâchoires.

Attention !
L'auteur de ces pages ne prétend pas détenir la vérité sur un sujet controversé mais donner son point de vu de professionnel sur les dérives possibles d'un raisonnement et d'une pratique poussés à leur extrême et sans discernement.

Puisse le lecteur prendre le temps de s'informer et d'y réfléchir à deux fois avant de se séparer des précieux et irremplaçables organes que sont ses dents.


Dents dévitalisées: par quoi les remplacer ?


Érigée par certains au rang de thérapeutique holistique, l'extraction reste avant tout, hélas, une amputation. Il ne faut pas y voir un remède miraculeux mais un échec thérapeutique. Le dentiste extrait parce qu'il n'a pas su ou pu sauver la dent. Dès lors, la perte de l'organe dentaire représente une amputation irréversible, génératrice de ce qu'il faut bien considérer comme un handicap puisqu'en dépit des progrès technologiques nous ne savons toujours pas remplacer l'organe dentaire. Certes, nous savons réaliser et poser des béquilles plus ou moins sophistiquées appelées prothèses dentaires mais aucune de ces solutions de remplacement ne peut prétendre restaurer l'organe dentaire ad integrum. Il faut bien avoir ce fait à l'esprit dès lors qu'on s'apprête à sacrifier une ou plusieurs dents et surtout se poser la question cruciale: par quoi remplacer les dents extraites ?
 
 
 
Ne pas remplacer la dent perdue

C'est une solution adoptée par les personnes aux moyens financiers limités qui laissent d'autant plus volontiers les choses en l'état que cela ne se voit pas. C'est pourquoi, le vide laissé par l'extraction d'une molaire, située au fond de la bouche, est fréquemment laissé tel quel. Les dents de devant seront elles, sauf exception, remplacées, un sourire édenté étant socialement inacceptable. Les conséquences d'une édentation postérieure non remplacée sont redoutables.
 
effondrement suite à la perte d'une dent Elles se traduisent par un affaissement des mâchoires avec une répercussion directe sur l'articulation.
 
On voit sur la photo ci-contre que, la nature ayant horreur du vide, les dents voisines de l'édentation se versent, entraînant une malocclusion.
 
 
Le cas de  Madeleine, expliqué dans Conséquences des extractions, nous en donne un exemple, hélas trop fréquent. De la même manière, chez l'enfant l'effondrement causé par la perte d'une dent cause une déformation de la mâchoire aux conséquences peut-être encore plus graves. La nature ayant horreur du vide, les dents voisines de l'édentation se versent, ce qui les fragilise et les expose aux problèmes de déchaussement. Chez l'adulte, et chez l'adulte uniquement, dans quelques cas (extraction de prémolaire), chez les personnes dont l'os est particulièrement dense et peu sujet aux déformations, il est possible de laisser les choses en l'état sans (trop de) dommages. Mais il est impératif de prendre l'avis du dentiste avant de décider de ne pas remplacer la dent perdue.
 
 
 
Un effondrement inévitable

Dans tous les cas, même quand on pose une prothèse de remplacement, un affaissement est inévitable. Pourquoi ? Parce qu'il faut attendre deux mois en moyenne que la cicatrisation s'opère avant de poser une prothèse de remplacement. Durant le laps de temps où la personne reste sans dent, l'effondrement (même léger) de la mâchoire survient. Le corps s'adapte au prix d'une compression de l'articulation de la mâchoire, les muscles masticateurs se contracturent, la posture se vrille. Autant de conséquences, même en apparence mineures, que la prothèse posée ultérieurement ne pourra compenser, la prothèse ne pouvant que stabiliser ou ralentir le processus d'effondrement au point où il en est arrivé (sauf à passer par un traitement d'orthodontie, et encore). C'est ainsi que les extractions, censées guérir du mal de dos, aux dires de certains, réusnissent toutes les conditions pour le provoquer ou l'aggraver.
 
 
 
Le bridge

Il est fixé sur les dents qui bordent l'édentation. Il oblige à mutiler les dents supports, ce qui est dommageable quand elles sont saines. Pour limiter la mutilation, certains dentistes gardent les dents support vivantes. C'est un moindre mal, reste que les dents sont tout de même taillées et que ce traumatisme qui leur est infligé se solde fréquemment par une nécrose (mortification spontanée du nerf). Autre inconvénient du bridge, sa fixité qui immobilisent des structures faites pour conserver entre elles un léger jeu. Ce n'est pas un hasard si la nature nous a pourvus de trente-deux dents et non d'un bloc d'émail et de dentine. Préserver la mobilité de chaque dent est essentiel. Solidariser les dents en un bloc se répercute sur la mobilité des os du crâne, ce qui se traduit chez les personnes sensibles par des problèmes divers (insomnie, maux de tête, dépression, etc.).

 
L'implant

Il est de plus en plus à la mode. Son avantage majeur est de préserver les dents voisines qui seront donc épargnées, du moins en principe car il arrive que la pose d'un implant lèse la racine de la dent la plus proche entraînant une nécrose. On pourrait croire que l'implant restaure la dent perdue de manière idéale. En fait, il n'en n'est rien. Contrairement à la dent, l'implant ne possède pas de ligament, ce système amortisseur et tactile décrit dans Une dent dévitalisée est-elle un organe mort? L'implant est donc un système rigide et inadaptable qui ne se comporte en rien comme une dent naturelle. En clair, l'implant est plus proche du clou planté dans une planche que d'une dent naturelle. Ceci n'est pas sans conséquences sur l'occlusion*. Enfin n'oublions pas la pollution galvanique générée par un implant en titane qui libère constamment des ions titane dans le corps. En effet, le titane, loin d'être un matériau inerte, réagit au contact de la salive et en présence d'autres métaux, d'amalgames au mercure en particulier, comme expliqué dans cet article de notre consœur Estelle Vereeck sur la biocompatibilité du titane. Quel intérêt dans ces conditions d'échanger des toxines bactériennes pour une intoxication aux métaux lourds, plus nocive à notre avis car s'accompagnant de courants électriques perturbateurs du biomagnétisme corporel.
*Très bien expliqué dans l'ouvrage Le Pratikadent, à la rubrique Implant.
 
 
 
La prothèse amovible ou dentier

Vulgairement appelé dentier, la prothèse amovible entièrement réalisée en plastique pour des raisons de biocompatibilité a les faveurs des partisans des extractions systématiques. Pourtant, qui aujourd'hui est prêt à porter à vie un morceau de plastique dans la bouche ? Outre qu'il est socialement dévalorisant, le dentier est plus inconfortable à porter qu'un dispositif fixe. Il peut blesser, il finit par se tasser avec le temps car l'os se résorbe, il faut alors réajuster ou le refaire, sans que l'effondrement généré puisse être rattrapé. Sans oublier que s'il ne reste plus de dents pour le tenir, le dentier flotte, surtout à la mâchoire du bas où la zone d'appui est étroite, occasionnant à son porteur un véritable calvaire. Quelle personne jeune ou dans la force de l'âge est prête à endurer un tel martyr ?

 
"La qualité de la vie est plus importante que la vie elle-même."
 
Cette phrase d'Alexis Carrel, chirurgien lyonnais, prix Nobel de physiologie et de médecine en 1912, s'applique à notre attitude vis à vis des dents dévitalisées. La qualité de vie, c'est d'abord s'alimenter correctement, en mastiquant et savourant les aliments. Quelle qualité de vie une bouche édentée, un dentier qui flotte ou blesse ou encore une prothèse exigeant un nettoyage contraignant après chaque repas, procurent-t-ils ? Un calvaire que connaissent hélas trop de personnes prématurément édentées pour des raisons pas toujours justifiées.
 
 
Avant de procéder à toute extraction, il est essentiel de se souvenir qu'une dent reste un organe irremplaçable et que l'ôter altère irrémédiablement la structure musculo-squelettique. Aussi seules des raisons solidement étayées doivent motiver une extraction. Puissent le thérapeute et le patient garder ces notions à l'esprit afin d'agir avec discernement.
 
 
 
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Dents dévitalisées : quand la toxicité n'est pas où on croit

Avez-vous remarqué comme certaines polémiques occupent régulièrement le devant de la scène? La toxicité des dents dévitalisées est l'une de ces polémiques régulièrement entretenue par les médias, un de ces arbres qui cache la forêt des problèmes de toxicité à distance posés par la dentisterie.

On évoque volontiers la dent dévitalisée comme une épine irritative plantée dans la mâchoire, mais on ne parle jamais des dégâts sur le corps causés par les vis métalliques appelées implants, conducteurs d'élélectricité et véritables aiguilles d'acupuncture plantées à demeure dans la mâchoire.

On parle volontiers des dents dévitalisées accusées d'empoisonner l'organisme, mais qui a jamais entendu parler des pâtes bourrées d'additifs chimiques placées à l'intérieur des canaux des dents dévitalisées ? De la dent dévitalisée elle-même ou du produit qui l'obture, on peut se demander lequel est le plus nocif.

 
Toxines bactériennes

Il n'est pas question ici de nier leur existence. La dévitalisation n'élimine que la partie centrale ou principale du nerf ou pulpe, sans parvenir à extirper les arborescences du nerf appelés canaux accessoires. Une dent dévitalisée conserve donc dans sa structure des restes organiques qui vont servir de substrats aux bactéries qui vont peu à peu coloniser les tissus. Le problème de l'infection focale posé par les dents dévitalisées est connu depuis longtemps. Les personnes souffrant de lésions cardiaques ou devant subir une chirurgie importante doivent faire extraire leur dents dévitalisées. Pour autant, ce traitement réservé à des situations à risque spécifiques, doit-il et peut-il s'appliquer à la personne en bonne santé ? Si des toxines bactériennes sont effectivement générées par les dents dévitalisées, est-ce le problème numéro un à pointer sur une dent dévitalisée ? N'oublions pas que nos intestins abritent des bactéries en quantités autrement plus importantes qui produisent des toxines, capables elles aussi de franchir dans certains cas la barrière intestinale pour empoisonner l'organisme.

 
Pâtes toxiques

Pour pallier le problème des bactéries, les laboratoires ont conçu des pâtes contenant des antibiotiques ou d'autres substances désinfectantes comme les dérivés formolés. Employé pour conserver les cadavres et momifier les tissus biologiques, le formol est un puissant désinfectant aux propriétés corrosives. C'est aussi une substance hautement allergisante. Des cas de réactions allant du simple urticaire au choc anaphylactique, ont été rapportés quelques heures après l'emploi de pâte au formaldéhyde pour dévitaliser les dents. Les composants irritants et toxiques introduits dans les canaux des dents dévitalisées diffusent dans la circulation sanguine et ont des effets à distance. La volatilité du formol est telle que lorsqu'il m'arrive de devoir désobturer une dent dont les racines ont été traitées avec ce type de produit (même des années plus tôt), mon assistante est obligée d'ouvrir la fenêtre tant l'odeur qui s'échappe de la dent est prégnante. Ce sont ces produits chimiques, implantés à demeure dans le corps, qui posent véritablement problème sur une dent dévitalisée.

 
Black out sur l'information
 
Le plus scandaleux est que ce problème n'est jamais évoqué. On s'étend avec complaisance sur les bactéries mais on n'évoque jamais le problème posé par les pâtes hautement toxiques employées pour traiter les racines des dents dévitalisées. Qui parle des dérivés formolés, des dérivés corticoïdes, des antibiotiques introduits dans les racines des dents dévitalisées ? À ma connaissance personne, excepté le Dr Estelle Vereeck dans son livre le Pratikadent*.
 
 
 
Prévenir par les huiles essentielles

Or sur ce point, une action préventive est possible. Il est possible, sans changer ses habitudes de travail et pour un coût équivalent, de recourir aux huiles essentielles dont les propriétés antibactériennes ne sont plus à démontrer. Traditionnellement employé en dentisterie, l'eugénol qui n'est autre que l'huile essentielle de girofle, est connu de longue date pour ses propriétés désinfectantes et calmantes. Une pâte à base de cette huile essentielle, introduite dans les racines, aura donc une action antibactérienne naturelle sans les effets secondaires des pâtes chimiques. Correctement traitée avec une pâte à base d'huile essentielle, une dent dévitalisée peut donc être maintenue sur l'arcade chez une majorité de personnes, moyennant quelques règles d'hygiène de vie*. On protégera ainsi la structure osseuse et dentaire de l'affaissement, conséquence inévitable de l'extraction (voir conséquences des extractions), et on préservera le bon fonctionnement de l'articulation des mâchoires et la posture, ce qui est, à mon sens, une priorité.
 
* On peut lire à ce sujet un article sur les mesures prioritaires à prendre avant d'extraire, rédigé par Estelle Vereeck sur son site Holodent.
 
 
 
Attention
 
Tout patient doit être vigilant aux produits qui sont introduits dans ses dents et en demander la composition avant un soin dentaire. Les pâtes toxiques placées dans les racines agissent de manière invisible et sont très difficiles à retirer ensuite. Certaines pâtes dites non résorbables ne peuvent plus jamais être ôtées des racines.

* Ce problème est abordé en détails par le Dr Estelle Vereeck dans son ouvrage le Pratikadent, à la rubrique toxicité des pâtes d'obturation.
À lire d'urgence pour ne pas faire d'une dent dévitalisée une bombe chimique à retardement.
 
 
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Dents dévitalisées et extractions précoces chez l'enfant

Une erreur à ne surtout pas commettre
 
Dévitalisées ou pas, on a que trop tendance à extraire des dents de lait. Ceci pour plusieurs raisons:
  • - Les dents de lait sont considérées comme inutiles. Appelées à tomber, on considère comme peu grave, voire normal, d'anticiper leur chute par des extractions, sans conscience des conséquences dramatiques d'un tel geste.
  • - un enfant est plus difficile à soigner qu'un adulte, exige du temps et de la patience. Dès lors, extraire, parfois sous anesthésie générale, est un moyen expéditif de se débarrasser des soins rapidement et à peu de frais.
  • - l'étroitesse des mâchoires justifie pour certains l'extraction précoces des dents de lait, ici encore sans conscience des conséquences.

Dans ce contexte, on voit que l'argument de la toxicité des dents dévitalisées ne vient hélas qu'apporter de l'eau au moulin des arracheurs de dents de lait et conforter parents et dentistes dans l'illusion qu'ils agissent pour le bien de l'enfant. Or, il n'en est rien. En arrachant précocement des dents de lait à un enfant en pleine croissance, on commet une lourde et irréparable erreur.

 
Des dents inutiles ? Tout au contraire, les dents de lait jouent un rôle fondamental dans le développement de l'enfant. Sinon, pourquoi la nature se serait-elle donnée la peine de nous doter de dents de lait?

Parmi ces rôles nombreux, citons un des plus importants: la croissance des mâchoires ne peut se faire que par la présence des dents de lait. Toute absence de dent (agénésie) ou perte prématurée de dent de lait se traduit par un manque de croissance qui conduit à l'atrophie ou étroitesse de la mâchoire. C'est ainsi qu'en extrayant prématurément une ou plusieurs dents de lait, on fait le lit à coup sûr des problèmes orthodontiques futurs qui ne manqueront pas de survenir. Mais cela va beaucoup plus loin. Extraire une dent de lait à un enfant cause un effondrement de la mâchoire, exactement comme dans le cas de Madeleine décrit dans Conséquences des extractions. Sauf que dans le cas de l'enfant, cette déformation se fait sans douleurs car l'os est plastique.
 
dents de lait versées après extraction précoce
 
 Les dents voisines de l'extraction se rapprochent, la mâchoire se vrille, se tord pour d'adapter au manque et à terme c'est l'assurance d'une croissance déviée conduisant à une mâchoire asymétrique. Inutile de préciser que ce type d'asymétrie osseuse, une fois fixée, ne peut plus être corrigée.
 
 
 
Sur cette radio, on voit que le rapprochement des deux dents, causé par l'extraction prématurée de la dent de lait, bloque la dent adulte et l'empêche de faire son éruption correctement. C'est l'assurance, hélas, d'un traitement d'orthodontie long et compliqué.
                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                          
Une dent de lait est un organe extrêmement précieux qui doit être préservé à tout prix. Même délabrée, même dévitalisée ou à l'état de racines, une dent de lait doit être conservée car elle joue le rôle d'un mainteneur d'espace naturel.

Il est vrai qu'une dent de lait ne se prête guère à la dévitalisation. Ses racines en crochets sont d'un accès difficile et on évite de traiter les racines pour ne pas risquer de léser le germe sous jacent. La dent n'est que partiellement traitée, c'est ce qu'on appelle une pulpotomie. Une partie seulement du nerf est retirée. De ce fait, les infections sont fréquentes. Il est cependant impératif de conserver une dent de lait, même infectée, le plus longtemps possible sur l'arcade. Pour ce faire, on dispose de moyens naturels grâce à l'emploi des huiles essentielles et de la propolis qui sont des désinfectants efficaces.
 
 
racines dent de lait
 
 
  • L'image ci-contre montre des racines d'une molaire de lait en forme caractéristique de crochets, forme qui rend une dévitalisation complète difficile.
  • Cette forme des racines rend également l'extraction problématique, tant que les racines ne sont pas suffisamment résorbées (rhizalyse).

 
 
En dépit des inconvénients liés à une infection déclarée ou potentielle, la dent de lait doit être conservée. Pourquoi ? Parce que les avantages liés à la préservation de la dent dévitalisée sur l'arcade sont supérieurs aux inconvénients. Un organisme jeune dont les systèmes d'élimination et les défenses naturelles fonctionnent bien, est capable de gérer sans dommages le supplément de toxines liées à la présence de dents de lait dévitalisées. En revanche, la croissance des mâchoires pâtira définitivement et irrémédiablement d'extractions précoces avec des dégâts bien supérieurs à ceux causés par la présence de dents dévitalisées. Cette remarque est également valable pour les dents adultes qui poussent à partir de l'âge de six ans et qu'il faut pour les mêmes raisons préserver à tout prix.
 
L'injonction d'extraire systématiquement les dents dévitalisées est tout simplement criminelle. Les parents doivent absolument s'informer avant de céder à des pratiques aussi extrêmes.
 
 
Note : les personnes qui souhaitent s'informer sur les multiples rôles joués par les dents de lait dans le développement de l'enfant, liront avec profit Le Pratikadent, aux rubriques Dents de lait et Mastication. L'ouvrage donne en outre de précieux conseils pour soigner les dents de lait de manière naturelle (en évitant les désinfectants chimiques) et préserver l'espace en cas d'extraction.
 
 
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Dents dévitalisées: conséquences des extractions

Ou comment en croyant régler un problème on en crée d'autres

Personne ne va se faire extraire une dent de gaieté de cœur. Les patients qui acceptent de se faire amputer d'une ou plusieurs dents ont de bonnes raisons de le faire. Tous espèrent obtenir une guérison ou au moins une amélioration de leurs problèmes de santé. Les bruits qui circulent à propos de guérisons miraculeuses obtenues après extractions de dents dévitalisées sont légions. Se débarrasser de ses dents dévitalisées guérirait du cancer (pas moins) et de toutes les maladies dont souffrent la plupart de nos contemporains : du simple mal de dos à la fatigue chronique.
Il faut savoir cependant qu'il en va de la pratique des extractions comme d'un pèlerinage à Lourdes. Beaucoup consentent au sacrifice de leurs dents et beaucoup sont déçus. Les bénéfices parfois spectaculaires obtenus dans certains cas ne doivent pas nous faire oublier les conséquences graves, hélas irréversibles, engendrée par la perte de l'organe dentaire.

Comme nous l'expliquions dans un précédent article, une dent dévitalisée continue de jouer un rôle essentiel grâce au ligament, bien vivant même sur une dent dévitalisée. Le ligament envoie lors des contacts dentaires des informations au cerveau lui permettant d'ajuster la posture par rapport à la pesanteur et à la verticalité. Arracher des dents revient à s'amputer de perceptions dont le manque est de nature à perturber l'organisation posturale dans l'espace.


Occlusion, ATM et posture

Mais il y a plus grave. Par leur engrènement, encore appelé occlusion, les dents, en particulier les molaires, assurent le calage de la mâchoire du bas dans une position qui respecte à la fois le fonctionnement de l'articulation des mâchoires et celui des chaînes musculaires qui parcourent le corps de la tête aux pieds. Toute extraction entraîne un affaissement de la mâchoire du bas, qui a pour conséquence directe une compression de l'articulation. Cette compression est responsable à terme d'un ensemble de symptômes regroupés sous le terme de SADAM. Autre conséquence, les chaînes musculaires entrent en contraction permanente du côté où les dents manquent, ce qui crée une vrille de la posture, avec à la clé toutes sortes de problèmes de dos et d'articulation (arthrite, arthrose, etc.).

Il est donc hautement probable que des extractions vont créer un problème de dos, bien plus qu'elles ne vont le soulager.

 
Un exemple parmi d'autres

Madeleine, soixante ans, a des dents dans un état plutôt satisfaisant. À son âge, elle a la chance de les avoir conservées toutes vivantes, à l'exception d'une seule, la première molaire en bas à droite. Précisons que cette dent est radiologiquement saine, sans signe d'infection et cela depuis de nombreuses années.

Mais voilà, Madeleine a entendu parler de la dangerosité potentielle des dents dévitalisées. Madeleine est en excellente santé mais… on ne sait jamais. Et si cette dent lui occasionnait finalement des ennuis ? Prétextant le délabrement et pour s'éviter des problèmes futurs, Madeleine demande à son dentiste de lui extraire cette molaire. Nous avons vu avec le cas de Myriam que les dentistes accèdent plus facilement à ce type de demande quand il s'agit de molaires. Refusant l'implant qui lui est proposé, Madeleine opte pour un appareil partiel en résine pour remplacer la molaire extraite. Hélas l'appareil n'évite pas l'affaissement de la mâchoire qui survient dans les mois qui suivent l'extraction. Il en résulte une inévitable compression de l'articulation de la mâchoire côté droit. Les muscles masticateurs se contracturent pour s'adapter au raccourcissement causé par l'affaissement. Madeleine souffre désormais d'un point de compression permanent au niveau de la tempe droite. À ce niveau, les veines, devenues bleues, ressortent. "Quoi faire à présent ?" s'inquiète Madeleine, effrayée de voir ainsi son visage déformé.

 
Prudence et discernement
 
Des cas comme celui de Madeleine sont hélas légion. En admettant que cette dent ait effectivement représenté une source de nuisance pour Madeleine (ce qui reste à prouver), était-il sage de troquer une perturbation pour une autre, assurément invalidante et du reste quasiment impossible à traiter ?
Il n'est pas question de conclure de cet exemple qu'il ne faut jamais extraire de dent dévitalisée mais que cette thérapeutique radicale est à réserver aux cas bien précis pour lesquels les bénéfices médicaux espérés (maladie grave) sont supérieurs aux effets secondaires des extractions.

Note: en complément, nous renvoyons le lecteur aux très nombreux ouvrages écrits sur l'articulation des mâchoires ou ATM. Parmis ceux-ci, signalons le Pratikadent, ouvrage didactique qui traite, entre autres, de l'ATM, de l'occlusion et de la posture d'une manière synthétique et accessible à tous.

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Une dent dévitalisée est-elle un organe mort ?

On lit les propos les plus alarmistes sur les dents dévitalisées. La dent dévitalisée serait un organe mort, "une épine infectée et empoisonnée plantée dans le corps".

Soyons sérieux, le corps sait parfaitement éliminer un organe mort. Une esquille osseuse par exemple, un petit fragment d'os fracturé au moment d'une intervention et que le chirurgien a malencontreusement oublié, va être éliminée spontanément par le corps. De même, un fragment de dent ou encore une épine enfoncée dans la chair ressortiront tôt ou tard, naturellement expulsés par le corps.

Or, ce n'est pas le cas pour une dent dévitalisée qui continue de tenir, solidement plantée dans la mâchoire. Pourquoi donc ?

 
À l'inverse, des dents, tout ce qu'il y a de plus vivantes, sont, elles, littéralement expulsées de la mâchoire par le phénomène de déchaussement. Le rejet en est si total qu'il arrive fréquemment que la dent tombe d'elle-même et que la gencive se referme sous elle sans la moindre goutte de sang.

 
Pourquoi un organe soit disant mort n'est-il pas expulsé ?


Dire qu'une dent dévitalisée est un corps mort est une demi-vérité, une caricature dont se servent les promoteurs des extractions pour justifier leur pratiques systématiques. La réalité biologique est toute autre. Une partie seulement de la dent a été "tuée": la partie centrale qu'on nomme nerf ou pulpe ou encore paquet vasculo-nerveux. Ce noyau central est sectionné et extirpé de la cavité centrale de la dent qui l'abrite au moment de la dévitalisation. Mais si la dent reste solidement ancrée dans l'os de la mâchoire, c'est parce que la partie nommée ligament alvéolo-dentaire, reste, elle, bien vivante. Le ligament est une sorte de coussin fibro-élastique qui relie la dent à l'os. Le ligament est comme une gaine richement innervée qui entoure les racines. Cette innervation périphérique n'est pas éliminée par la dévitalisation. Il est en revanche fréquent que le ligament soit irrité par les instruments qui servent à dévitaliser la dent. Cette irritation se traduit par ces fortes douleurs pulsatiles dont certaines personnes se plaignent après l'intervention. C'est aussi cette innervation périphérique, par opposition à l'innervation centrale qu'est le nerf, qui est responsable de certaines douleurs au chaud, au froid ou même au sucré ou à l'acide ressenties par certaines personnes sur leurs dents dévitalisées, souvent au grand étonnement du dentiste.

 
Un organe partiellement vivant 
 
La dent dévitalisée est donc un organe partiellement mort, si on considère le verre à moitié vide, ou partiellement vivant si on se place du point de vue du verre à moitié plein. C'est à la vitalité du ligament que la dent doit de pouvoir continuer de rester en place sur l'arcade. À l'inverse, si le ligament dégénère, comme c'est le cas quand la dent se déchausse, la dent est expulsée irrémédiablement comme le corps étranger qu'elle devient alors.

 
Un organe utile
 
Sa vitalité partielle grâce au ligament, fait de la dent un organe qui continue de rendre de précieux services. D'abord, vous pouvez continuer de mastiquer avec, même si elle est fragilisée et qu'il faut souvent la protéger par une couronne. La dent continue de jouer son rôle de calage des machoires, si essentiel à une posture équilibrée. Ensuite, l'innervation périphérique, toujours présente, continue de faire de la dent un capteur d'information. À  chaque fois que vos dents entrent en contact, les capteurs nerveux du ligament envoient des informations au cerveau qui ajuste en retour la posture dans la verticalité. Même dévitalisée, la dent continue de jouer son rôle de capteur sensoriel et à ce titre est précieuse. Des études ont montré que l'édentation accélère le vieillissement, entraîne une perte de la capacité à se repérer dans l'espace, accélère la perte de mémoire et des capacités cognitives. Les personnes édentées deviennent plus rapidement impotentes et dépendantes que celles qui ont conservé leur capital dentaire et la capacité de mastiquer.

 
 
Un organe irremplaçable
 
Alors, oui, bien évidemment, des dents saines, c'est mieux. Mais des dents dévitalisées, c'est mieux que rien. Et surtout, ne comptez pas sur les implants pour remplacer vos précieux organes disparus. L'implant est un corps étranger que l'organisme tolère grâce à cette propriété qu'ont les cellules osseuses d'adhérer à la surface du matériau et qu'on nomme ostéo-intégration. Mais l'implant ne joue en aucun cas le rôle de capteur car il ne possède pas de ligament.

En outre, le titane n'est pas le matériau idéalement toléré qu'on veut nous faire croire.
 
À ce sujet, je renvoie les lecteurs intéressés à cet ARTICLE SUR LE TITANE, écrit par un des rares auteurs à oser aborder ce sujet tabou.
 
 
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Dent dévitalisée : raison médicale ou extrémisme ?

Ce qui m'a frappé en tant que médecin-dentiste chez les personnes, professionnels ou patients, qui prônent ou réclament l'extraction systématique des dents dévitalisées, c'est l'aspect extrême et entier de leur discours, c'est du moins ainsi que je l'ai perçu chez les personnes qu'il m'a été donné de cotoyer.


Une rencontre singulière

Il y a quelques années, j'ai eu l'occasion de donner une conférence dans le cadre d'un salon bio.
 
Bien que ma conférence traita des dents et de la dentisterie holistique, je n'abordais pas le problème des dents dévitalisées, hors sujet dans le contexte.
 
Après la conférence, alors que je répondais aux questions des auditeurs, un homme au regard fixe m'aborde en m'apostrophant:
- "vous n'avez pas parlé des dents dévitalisées !" me dit-il.
- "Euh, non… ce n'était pas le sujet, me semble-t-il" répondis-je.
 
Et l'homme de s'emporter : "Mais il faut en parler ! Les dents dévitalisées sont dangereuses…". Je laissais parler cet homme dont j'ai vite compris à son débit hâché et à son regard qui ne me voyait pas qu'il était plongé dans son discours et inaccessible à tout raisonnement. je renonçais rapidement à lui faire entendre un point de vue plus nuancé.
 
En apparté, après la conférence, il m'expliqua qu'il était dentiste et qu'il s'était spécialisé dans l'extraction des dents dévitalisées qu'il remplaçait par des appareils amovibles en plastique. Il me dit ainsi obtenir des guérisons spectaculaires de problèmes devant lesquels la médecine était impuissante.
 
 
 
Les candidats aux extractions
 
Il y a les arracheurs qui prônent l'extraction comme recours systématique à une pathologie, avérée ou supposée, d'un côté et de l'autre, les patients qui réclament, voire appellent les extractions qu'ils imaginent salvatrices de maux réels ou préventives de troubles redoutés comme le cancer.
 
Je vous livre le récit de deux cas vécus, tirés de mon expérience:
 
MYRIAM ET L'AUTO-MUTILATION
 
BENOÎT ET LES EXTRACTIONS CATHARTIQUES
 
 
 
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Dent dévitalisée et auto-mutilation

Une demande peu banale 
 
Environ la trentaine, en bonne santé, Myriam me demande de lui extraire la seule dent dévitalisée qui lui reste: une incisive centrale en haut à droite.
 
J'examine sa radio panoramique. Il lui manque les quatre premières molaires. Elle m'explique que ces quatre dents, dévitalisées, ont été extraites à sa demande par un précédent dentiste. En effet, Myriam, a lu dans un magazine que les dents dévitalisées sont toxiques et depuis, elle n'a qu'une idée, se faire extraire ces organes qu'elle croit dangereux pour sa santé.
 
Le dentiste qui a consenti à l'extraction des molaires délabrées, refuse catégoriquement de faire subir le même sort à l'incisive centrale de Myriam. On le comprend : radiologiquement, la dent est saine, la racine correctement traitée et sans le moindre signe d'infection. Extraire cette dent, par ailleurs peu abîmée, serait défigurer irrémédiablement le sourire de Myriam. D'autant plus que celle-ci n'a pas les moyens de financer une prothèse de remplacement mais se dit prête à rester édentée !
 
Myriam me demande de procéder à l'extraction, insiste, supplie même. Je refuse catégoriquement. Elle tente d'infléchir ma décision en se disant prête à s'infliger elle-même cette mutilation si aucun dentiste n'accepte de le faire. Elle part, furieuse, en claquant la porte. Je ne la reverrai jamais.
 
 
Note importante
 
Extraire une dent radiologiquement saine, donc sans motif médical valable, même à la demande expresse du patient et avec sa signature de décharge, expose le dentiste à des poursuites ultérieures du patient déçu de n'avoir pas obtenu la guérison espérée et à une condamnation. Dans un cas semblable, le juge estime que le dentiste n'a pas à donner suite à un acte qu'il estime médicalement injustifié, même avec demande expresse du patient. Cette loi qui trouve ses limites, il est vrai, est faite pour protéger certains patients d'eux mêmes, comme Myriam.
 
 
 
Quand le problème est ailleurs
 
Cette jeune femme, par ailleurs en pleine santé, faisait d'évidence une fixation sur ses dents dévitalisées et je ne suis pas loin de penser, comme le Dr Estelle Vereeck l'explique très bien dans ses livres*, que l'incisive que Myriam voulait à toute force faire extraire, représentait une facette d'elle-même (l'image féminine, d'après le décodage d'Estelle Vereeck), cristallisant une mémoire négative que la jeune femme cherchait inconsciemment à évacuer. J'ignore ce qu'est devenue Myriam mais j'espère de tout cœur qu'elle aura trouvé un thérapeute qui aura su l'aider sans lui extraire sa dent.
 
 
 
Modération
 
Attention, je ne veux pas dire en vous présentant ce cas comme celui de BENOÎT, que toutes les personnes en demande d'extractions ont un problème psychologique. Certains cas sont justifiés et demandent alors un examen approfondi (incluant des tests énergétiques spécifiques) de la part du dentiste-thérapeute avant de décider l'acte irréversible qu'est l'extraction. Il n'est cependant pas inutile pour chaque patient d'examiner ses motivations et de se demander si l'extraction réclamée ne cristallise pas un autre problème ou un espoir, parfois utopique, de guérison.
 
 
* Le Dictionnaire du langage de vos dents et Langage des dents, l'essentiel parus aux éditions Luigi castelli 
 
 
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 (Suite)

Dents dévitalisées : extractions cathartiques


Benoît est un jeune homme d'environ trente-cinq ans. Après examen de sa bouche et de sa radio panoramique, je déclare sa bouche saine et lui propose de revenir dans six mois.
 
 
Au lieu de se réjouir, Benoît m'avoue alors le motif de sa visite: se faire extraire les sept dents dévitalisées qu'il a en bouche. J'examine à nouveau ses radios. J'ai beau les scruter à la loupe, je ne descelle pas la moindre trace d'infection.
 
Les racines ont été retraitées récemment dans les règles de l'art par un dentiste naturopathe qui a en outre déposé les plombages et les a remplacé pour certains par des résines et pour d'autres par des inlays en céramique. Je ne peux que m'incliner devant la qualité du travail.
 
 
Extractions purificatrices 
 
En discutant plus avant avec Benoît sur ses motivations, il m'avoue avoir fait déposer ses plombages pour se purifier le corps et l'esprit. Mais il m'explique que cela ne suffit pas, il lui à présent éliminer ces corps morts qui lui "polluent" la bouche et le corps, autant d'organes sans vie qu'il ne peut plus supporter. Je tente d'argumenter: "mais vous êtes jeune, êtes-vous prêt à porter un appareil, une prothèse?"
 
 
Benoît balaie l'argument d'un revers de main: "je suis prêt à rester sans dents, ça ne me dérange pas", réplique-t-il d'un ton sans appel. Je tente alors de lui expliquer l'incidence des extractions sur la posture, sur son visage même qui va s'affaisser, faute d'appui molaires. Rien n'y fait, Benoît s'entête: il doit se purifier. Je refuse bien sûr de procéder aux extractions médicalement injustifiées. Je ne reverrai jamais Benoît.
 
 
 
La racine du problème
 
C'est une opinion qui n'engage que moi mais je pense que le problème, dans le cas de Benoît comme dans celui de MYRIAM n'était pas biologique mais psychologique. Tous deux avaient lu des articles sur la toxicité provoquée par les dents dévitalisées et tous deux n'avaient qu'une idée: évacuer ces supposées sources de toxines de leur corps. Rien n'aurait pu les faire démordre de cette idée, c'est le cas de le dire. Ils l'ont peut-être regretté lorsqu'ils se sont retrouvés avec une bouche édentée et une qualité de vie altérée. Il était malheureusement trop tard.
 
 
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